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Thomas Dourixo nous parle du paiement des modèles photo

Comment cela se passe-t-il ? Thomas Dourixo reçoit souvent des e-mails d’autres photographes qui lui demandent comment il paie ses modèles. Pour répondre à certaines de ces questions, il va nous présenter dans cet article différentes manières de rémunérer les modèles.

En principe, on peut distinguer trois types de paiement dans la photographie :

  1. Paiement par photos
  2. Participation en pourcentage
  3. Salaire horaire ou forfait

1. Paiement par photos

Le photographe et le modèle donnent de leur temps pour la séance photo et tous deux reçoivent ensuite les photos finies en guise de paiement. Thomas Dourixo ne pratique pas ce type de prestation, il a fait le choix de toujours rémunérer ses modèles.

En règle générale, ces accords sont non commerciaux. Il existe toutefois des photographes qui s’assurent dans le contrat de modèle tous les droits d’utilisation commerciale des photos. Le modèle ne peut utiliser les photos qu’à des fins non commerciales.

2. Pourcentage de participation

Avec cette variante de paiement, les modèles participent aux recettes de la vente des photos.

Dans le contrat du modèle, il est précisé quel pourcentage du bénéfice le mannequin reçoit. Cela commence à 10%, mais il y a aussi des modèles qui demandent 50%. Les taux habituels sont de 25% à 50%.

Thomas Dourixo nous explique que lorsqu’on débute, on peut s’attendre à toucher 25% des bénéfices. Ce qui peut faire très vite une forte somme lorsque les photos sont vendues à des grands magazines.

Lorsque plusieurs modèles figurent sur une photo, il est recommandé de réduire le pourcentage. Sinon, il peut arriver que le photographe doive payer trois modèles à 40% chacun et qu’il dépense en fait plus qu’il ne gagne.

L’avantage de cette méthode est que le photographe ne prend aucun risque si les photos ne se vendent pas aussi bien qu’il l’espérait. C’est particulièrement utile pour les idées de shooting « plus folles. Thomas Dourixo nous explique qu’un autre aspect secondaire agréable est aussi le fait d’être plus souvent en contact avec les modèles.

Mais cela peut aussi être un inconvénient. La charge administrative est beaucoup plus importante. Pour la gestion, de nombreux photographes utilisent des bases de données comme Access ou simplement un tableau Excel bien ordonné. Thomas Dourixo nous explique que son tableau Excel liste par exemple les noms de fichiers des photos, la date de vente, l’agence, le client (s’il est connu), le prix, sa part et la part des modèles. Des scripts permettent de calculer automatiquement les pourcentages en appuyant sur un bouton. Pour éviter de devoir verser quelques euros par mois à des dizaines de modèles, des paiements groupés par trimestre sont une bonne solution.

Une confiance de la part du modèle envers le photographe et de la patience doivent bien sûr être présentes. Ainsi, dans la pratique, il arrive qu’une photo soit imprimée dans un magazine et vue par le modèle mais que le photographe ne reçoive le décompte du magazine qu’après et puisse en informer le modèle.

Thomas Dourixo a beaucoup utilisé ce mode de paiement, car il me permet de limiter les investissements. Il opte aussi désormais pour un salaire horaire principalement pour les « séances d’essai » avec de nouveaux modèles mais cela se discute avec le modèle.

3. Salaire horaire ou forfait

Comme son nom l’indique, il s’agit ici d’argent liquide. Soit un salaire horaire est convenu avec le modèle, soit un forfait, par exemple pour une demi-journée (4 heures) ou un cachet journalier (8 heures). Les valeurs peuvent varier fortement et vont de 25 à 120 euros par heure ou de 150 à 800 euros par jour.

Il est important que le contrat stipule pour quoi le montant est payé (en général pour des « photos du [DATE] ») et qu’un reçu soit rédigé afin de pouvoir le décompter correctement dans la comptabilité.